Déchirure glacée

15 05 2008

Je venais tout juste d’apprendre qu’il n’avait plus envie d’y croire et notre histoire s’arrêtait ce soir. Allongée sur mon lit, le visage trempé et la bouche pâteuse, recoquillée sur moi-même tel un enfant arraché à sa mère. Je regardais autour de moi : Noir, tout était noir. Une noirceur effrayante, la même noirceur qui a englouti mon âme ce soir-là.  Une larme parmi tant d’autre s’échoua alors sur mes lèvres. Cette goutte salée se mélangea au goût amer de rejet fraîchement provoquée. C’était une déchirure glacée. J’avais le sentiment qu’on m’avait dépouillée de tout identité, de Lonelytout mon passé et tout mon sens. Le son abominable de l’horloge n’arrivait pas à camoufler les cris que j’étouffais de peine et de misère dans mon oreiller. Oreiller sur lequel une odeur parfumée était imprégnée. Ce parfum avait si longtemps été synonyme de réconfort mais il me serrait désormais la gorge, m’empêchant de respirer l’air qui était de plus en plus rare. Je sentais le frottement délicat de petits doigts contre ma peau. Inconsciemment, je m’étais mise à me frotter les bras pour me réconforter de la même façon que celui qui m’a volé mon cœur l’aurait fait. Je m’imaginais encore entre ses bras, à sentir la chaleur traverser mon cœur et à recueillir ses caresses sur mes cheveux.    Tic…Tac…Tic…Tac. Le temps est passé et je me suis surprise à laisser un autre homme s’emparer de ce cœur si durement malmené.

(C’est fou ce qu’un travail de français peut amener comme réflexion)


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